De la misère en milieu hippie: une critique à chaud du phénomène

L’urbanisme hip – essayant toujours de créer un espace confortable où pourrait fleurir sa pseudo-communauté – n’a jamais manqué de créer pour lui-même des réserves où les indigènes se regardent entre eux d’un air ébahi parce qu’ils en sont également les touristes.

groupe Contradiction

On the Poverty of Hip Life,

avril 1972

Les valeurs qui ont anciennement soutenu l’organisation des apparences ont perdu leur puissance ; la morale, la famille, le patriotisme et tout le reste sont tombés comme autant de poids morts. Les anciens rôles et les anciennes mystifications ne peuvent plus dédommager le sacrifice d’expérience authentique qu’ils demandent. Homme d’affaire, professeur, honnête travailleur, play-boy, femme de ménage – qui peut encore les prendre au sérieux? Les idoles et les héros dominants deviennent risibles. Toute falsification est en crise.

Cette désintégration des valeurs ouvre un vide positif qui rend possible une libre expérimentation. Mais si cette expérimentation ne s’oppose pas sciemment à tous les mécanismes du pouvoir, alors, au moment critique où toutes les valeurs sont aspirées dans le tourbillon, de nouvelles illusions viennent combler le vide ; le pouvoir a horreur du vide.

Source: Laboratoire d’Urbanisme Insurrectionnel

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