Filmographie militante

J’ai trouvé bon de m’adonner au renversement de la société, et j’ai agi en conséquence. Guy Debord, In girum imus nocte et consumimur igni, 1978.

En plus de la bibliothèque (non exhaustive) que nous vous proposions, nous indiquons ici des films et documentaires utiles pour la construction d’une culture de lutte. Le support écrit n’est pas le seul, certain-e-s préfèrent la vidéo ou l’audio. Pour plus d’infos sur les livres, films, ou tout autre support culturel, contacter feudeprairie at gmail.com : nous sommes pour la diffusion la plus large possible du savoir et de l’analyse, pour sa démocratisation massive au nom de l’égalité des intelligences dont parle Jacques Rancière dans Le Maître ignorant. Tout le monde peut s’approprier la culture et la connaissance, elle n’est réservée aux élites que parce que celles-ci se l’approprient frauduleusement, parce qu’elles la soustraient aux masses, arguant d’une prétendue différence naturelle d’intelligence. En conséquence, la lutte des classes dans la théorie comme dans la pratique passe par le fait de rendre aux masses ce qui a été fait pour elles initialement, à savoir les documents d’analyse et d’appel à la révolution, afin d’aider les masses à se forger des armes critiques dont elles sont au final les seules maîtres, capables de les réviser à partir de leur propre pratique critique dans la société.

Alejandro Amenábar, Agora, 2009. Ce film historique raconte la vie de Hypatie, une philosophe néoplatonicienne qui refuse de se convertir dans une Alexandrie qui tombe sous la domination des chrétiens, et qui subit le fanatisme de l’évêque Cyrille.

Jean-Jacques Annaux, Stalingrad, 2001. Dans la ville russe en ruine, théâtre d’un affrontement apocalyptique entre le nazisme et l’Armée Rouge, deux tireurs d’élite se font face. Un film de guerre assez complet sur un épisode majeur de la seconde guerre mondiale, souvent oublié par le cinéma occidental.

– Jon Avnet1943, L’ultime révolte, 2001. Un film qui retrace la naissance du soulèvement du ghetto de Varsovie, ainsi que son organisation de combat. Esquisse assez bien la détermination mais l’extrême précarité du mouvement, assailli par les nazis et peu aidé par l’armée polonaise de l’intérieur, avec un antisémitisme de fond assez conséquent.

Jason Barker, Marx Reloaded, 2011. Sur la réactualisation du marxisme au moment de la crise économique en cours, avec des interviews de philosophes-militants comme Toni Negri ou Nina Power.

Wolfgang Becker, Good Bye, Lenin !, 2003. Un film un peu caricatural sur la R.D.A. et la chute du Mur de Berlin, qui permet cependant une réflexion intéressante sur la notion d’utopie politique et sur le caractère factice de la victoire du capitalisme sur le soviétisme, victoire censée apporter le bonheur et la liberté pour tous.

Herbert J. Biberman, Le Sel de la Terre, 1954. Film culte au sujet d’une grève de mineurs américano-mexicains aux USA et de la prise en main du mouvement social par les femmes.

– John CarpenterInvasion Los Angeles (They Live), 1988. Sans doute le film le plus gauchiste de Carpenter, avec un anti-héros dans le rôle du travailleur qui est obligé de parcourir ville après ville pour trouver du boulot. En mettant des lunettes de soleil, il se rend compte que des extra-terrestres ont pris le contrôle de la société, lançant des messages subliminaux qui ne peuvent pas être vus à l’œil nu (Consommez, Obéissez). Critique forte des hippies qui dans les années 80, donnèrent la nouvelle classe dominante aux États-Unis, les yuppies.

Boris Carré et François-Xavier Drouet, L’initiation, 2008. Documentaire sur les étudiants en école de commerce et l’enseignement dans ces filières. Attention, le visionnage de l’oeuvre peut provoquer des réactions physiologiques violentes, telles que des vomissements ou l’envie irrépressible de construire un camp de travail pour ces salopards.

Alain Cavalier, Le Combat dans l’île, 1961. Film sur l’OAS et l’extrême droite, commenté sur ce site.

Charlie Chaplin, Les Temps Modernes, 1936. Le Dictateur, 1940. Le premier film est une critique satyrique de la société industrielle et de l’aliénation provoquée par le travail à la chaîne. Le second utilise le même style pour attaquer les régimes fascistes européens. Des films indémodables.

Guido Chiesa et le Collectif Wu Ming, Lavorare con Lentezza, 2004. Bon film sur l’autonomie italienne de la fin des années 70 et l’engagement révolutionnaire de jeunes prolétaires.

 Michael CiminoVoyage au bout de l’enfer, 1978. Film controversé pour son époque, mais sans doute l’un des premiers à parler de l’aspect psychologique de la guerre du Vietnam et de son impact sur la classe ouvrière américaine, en se concentrant davantage sur cet aspect que sur les combats réels de cette guerre.

Kelly Duane, Better This World, 2011. L’histoire vraie de deux jeunes radicaux américains manipulés par un agent du FBI pour les faire passer à l’acte en 2008 et ainsi avoir des charges contre eux. Un panorama de la « guerre contre la terreur » menée par les USA sur leur sol, foulant du pied les libertés, criminalisant la contestation et montant de toutes pièces des conspirations.

Francis Ford Coppola, Apocalypse Now, 1979. La guerre du Vietnam dans toute sa folie.

Stephen Daldry, Billy Elliot, 2000. Le cinéma grand public échoue souvent à traiter de la condition ouvrière intelligemment. Ce film qui a pour cadre les grèves des mineurs anglais de 1984 contre le gouvernement de Margaret Thatcher est une exception.

Guy Debord, Hurlements en faveur de Sade, 1951. La société du spectacle, 1973. In girum imus nocte et consumimur igni, 1978. Le cinéma situationniste debordien, qui rappelle que l’I.S. avait une dimension autant esthétique que politique, les deux étant indissociables dans la lutte pour la réappropriation de la vie.

Uli Edel, La Bande à Baader, 2008. Un film qui retrace les débuts de la R.A.F. de façon intéressante, un peu sensationnaliste néanmoins. Le contexte historique est seulement rappelé, il peut être bon de lire un article sur l’histoire de la bande à Baader avant de le visionner, pour mieux connaître le background.

Sergueï Eisenstein, La grève, 1924. Le cuirassé Potemkine, 1925. Octobre, 1927. Que viva Mexico!, 1933. Tous ces films du génial réalisateur soviétique sont des monuments du cinéma, extrêmement populaires et efficaces.

David Fincher, Fight Club, 1999.  Un film de critique de la société bourgeoise contemporaine, de la vie de consommateur.

Dennis Gansel, La Vague, 2008. Critique des mécanismes de groupe ayant abouti au nazisme, avec l’exemple d’un groupe de jeunes perdant les pédales lors d’un jeu de rôle grandeur nature organisé par leur prof. Des éléments intéressants mais l’arrière fond idéologique n’apporte guère de solutions.

Tony Gatlif, Liberté, 2010. Film sur les politiques racistes contre les tsiganes pendant l’Occupation et sur leur déportation.

– Chris Gerolmo & Steven Bochco, Over There (série), 2005. Parle du quotidien en Irak d’une unité de la 3ème division d’infanterie de l’armée américaine, ainsi que de leurs proches aux Etats-Unis. Arrêté au bout de 13 épisodes à cause de diverses pressions, sans doute dues au fait que la série retranscrivait avec trop de franchise la réalité de la guerre pour la « démocratie et la liberté en Irak » menée par les Etats-Unis.

Jean-Luc Godard, La Chinoise, 1967. Le Vent d’est, 1969. Tout va bien, 1972. Éloge de l’amour, 2001. Film Socialisme, 2010. Le premier film, dans l’enthousiasme pré-révolutionnaire de 67, nous parle d’une cellule d’étudiants maoïstes, en révolte intellectuelle à la fois contre le système capitaliste et les vieux pontes du communisme révisionniste, avec de multiples allusions au théâtre (notamment de Brecht). Le deuxième est un film social au sujet d’une grève tourné à la façon d’un western. Le troisième est dans la continuité ; c’est une œuvre éminemment politique, abordant la dureté de la lutte de classe au sein d’une usine. Le quatrième est une ode à l’amour, à la résistance, à la mémoire, contre l’impérialisme américain aussi. Le cinquième film est paisible, pacifique, sorte de symphonie humaniste qui contraste avec les espoirs et les désillusions violents de La Chinoise.

Romain Goupil, Mourir à trente ans, 1982. Film documentaire autobiographique sur les années militantes de l’auteur et sur la vie de Michel Recanati (responsable de la commission action de la Ligue Communiste), jusqu’à son suicide en 1978. Belles images d’époque en prime.

Robert Guédiguian, L’Armée du crime, 2009. Au sujet du « groupe Manouchian » des Francs-Tireurs et Partisans / Main d’œuvre Immigrée, résistants communistes ayant lutté à Paris contre l’occupant. Le film assume pleinement l’aspect politique de la chose.

Tsui Hark, La Bataille de la Montagne du Tigre, 2014. Film hong-kongais qui retrace une bataille épique de l’Armée populaire chinoise face à un seigneur de guerre surarmé.

Mathieu Kassovitz, L’Ordre et la Morale, 2011. Drame historique au sujet de la prise d’otages d’Ouvéa de 1988. Avec une critique de l’action de l’état impérialiste français.

Naomi Klein, The Take, 2004. Sur la récupération des usines argentines par les ouvriers après la crise économique de 2001.

Ted Kotcheff, Rambo, 1982. Film culte incluant une critique de la guerre du Vietnam et de ses conséquences jusqu’en Amérique. Une illustration intéressante du slogan « bring the war home » des révolutionnaires américains des années 70. Après le premier opus, Rambo a un plus gros flingue et il bute plein de communistes un peu partout dans le monde. C’est beaucoup moins subtil.

– Stanley Kubrick, Spartacus, 1960. Docteur Folamour, 1964.  2001 l’Odyssée de l’espace, 1968. Orange Mécanique, 1971. Full Metal Jacket, 1987Série de films traitant tour à tour de Spartacus, de la folie de la course au nucléaire, de l’idée de « Dieu », de l’ultra-violence, et de notre société qui serait « pacifiée » tout en étant ultra-violente (une autre critique de la guerre du Vietnam, de sa pure folie à son aspect brut et sanglant).

Fritz Lang, Metropolis, 1927. Film expressionniste de science-fiction allemand abordant le thème de la lutte des classes.

– Sergio Leone, Il était une fois la révolution, 1971. Film qui retrace la révolution mexicaine à travers la rencontre d’un bandit mexicain qui rêve de piller une banque et d’un membre de l’IRA accro à la dynamite ayant dû fuir son pays à cause de la répression politique. Ils vont finir par se retrouver au cœur de cette révolution, la vivant de l’intérieur, avec ses bons aspects mais aussi ses moments tragiques. Critique assez acerbe de ce que peut-être le fantasme révolutionnaire et sa dure réalité, mais donnant  l’espoir d’un changement qui se fera par la base. A noter que le film s’ouvre par la célèbre citation de Mao « La révolution n’est pas un dîner de gala […] c’est un acte de violence » !

Ken Loach, Land and Freedom, 1995. Le Vent se lève, 2006. Le premier film raconte la guerre d’Espagne, les conflits politiques internes au camp républicain (effort de guerre ou collectivisation immédiate?), d’un point de vue plutôt libertaire. Le second parle du combat des républicains de l’IRA pendant la guerre d’indépendance irlandaise puis pendant la guerre civile dans les années 1920.

Sidney Lumet, Douze hommes en colère, 1957. Drame judiciaire américain. Lors d’un procès, les 12 jurés tirés au sort veulent expédier l’affaire en condamnant (à mort) un jeune homme accusé de meurtre. Tous sont d’accord. Sauf un. Il va tenter de les convaincre.

Chris Marker, Le fond de l’air est rouge, 1977. Ce film retrace brillamment les événements de la décennie 1967-1977 : mouvement étudiant, perspectives révolutionnaires dans le monde entier, critiques de l’URSS, renouveau culturel, succès et échecs.

James McTeig, V pour Vendetta, 2006. Une illustration science-fictionnelle du spontanéisme révolutionnaire. Le masque de Guy Fawkes est devenu depuis un symbole politique…

Shane Meadows, This Is England, 2006. Un long métrage retraçant l’évolution du mouvement skinhead dans l’Angleterre des années 80, depuis la culture underground prolétaire et antiraciste, jusqu’aux dérives nationalistes, à travers le parcours d’un adolescent s’intégrant dans une bande.

Morsay, La Vengeance, 2012. Morsay et Zehef défendent leur ter-ter de cli-cli parce qu’ils sont trop véners. Un film sur le quotidien des prolétaires, la tentation de s’intégrer dans l’économie de marché, la drogue, la délinquance, les poucaves, les skins, les keufs… La critique de la réification des rapports sociaux parmi les multitudes dans le cadre de l’état keynésien est liée de façon intéressante à la baisse tendancielle du taux de profit .

Bruno Muel, Avec le sang des autres, 1974. Documentaire au sujet de la condition ouvrière dans les usines Peugeot.

Gillo Pontecorvo, La Bataille d’Alger, 1966. Film reconstituant assez objectivement le « nettoyage » d’Alger par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, dans sa stratégie de lutte anti-insurectionnelle. Pourtant il restera censuré en France jusqu’en 2004…

Elio Petri, La classe ouvrière va au paradis, 1971. Film italien sur la conscience de classe, la condition ouvrière, le syndicalisme, la politique, les luttes…

– Kevin ReynoldsLa Bête de Guerre (The Beast), 1988. Film parlant de l’invasion de l’Afghanistan par l’armée soviétique. Entre progressisme et impérialisme, entre religiosité et compréhension du pays, le quotidien d’un T-62 soviétique va virer au cauchemar quand ils se retrouveront isolés et poursuivit par des rebelles afghans armés d’un RPG-7. On peut reprocher la vision hyper caricaturale du chef de char, entre salopard et gros stalinien.

Jean-François Richet, Etat des Lieux, 1995. Ma 6-T va crack-er, 1996. Deux œuvres traitant de la banlieue française d’un point de vue marxiste, en examinant les enjeux économiques, politiques, culturels…  Avec en prime une excellente bande son et de superbes clips. Le premier souffre tout de même de grosses lacunes politiques notamment par son ultra-virilisme.

Martin Ritt, Traître sur commande, 1970. Sur la société secrète des Molly Maguires au XIX° siècle (organisation d’ouvriers mineurs irlandais réalisant des sabotages aux Etats-Unis).

– George Romero, La nuit des morts-vivants, La nuit des fous vivants, Zombie, Le jour des morts-vivants, le Territoire des morts, Chronique des morts-vivants. Nombreux films post-apocalyptiques portant sur des invasions de zombies qui bouleversent toute l’humanité. Romero ne réalise pas simplement des films géniaux, il arrive à y glisser des accents contestataires et politiques : Racisme, critique de l’armée, de la science, de la consommation, des médias, de notre société de classe (les zombies pouvant également représenter la peur du communisme)… A voir et à revoir, impérativement !

Christian Rouaud, Tous au Larzac, 2011. Documentaire réformiste sur la lutte menée sur le plateau du Larzac entre 1971 et l’élection de François Mitterand.

Quentin Tarantino, Inglourious Basterds, 2009. Un commando de juifs américains bien véners défoncent des nazis en France occupée sur fond d’histoires de vengeance personnelle. Film polyglotte amusant.

Dalton Trumbo, Johnny Got His Gun, 1971. Grand film antimilitariste.

Agnès Varda, Loin du Vietnam, 1967. Black Panthers, 1968. Deux exemples de documentaires politiques.

Paul Verhoeven, Robocop, 1987. Dénonciation par la caricature de la violence policière. Total Recall, 1990. Dystopie classique sur la manipulation des souvenirs. Starship Troopers, 1997. L’adaptation très premier degré du roman militariste « Etoile garde-à-vous! » en fait une parodie efficace de l’impérialisme américain dans le contexte de la première guerre du Golfe.

René Viénet, La dialectique peut-elle casser des briques ?, 1973. Un film situationniste post-68, brillant exemple de détournement, qui met en scène la lutte des prolétaires contre les bureaucrates accusés de kidnapper la révolution.

Koji Wakamatsu, United Red Army, 2008. Un film plutôt long, qui raconte l’histoire de la Fraction Armée Rouge japonaise, de son enthousiasme révolutionnaire comme de ses dérives autodestructrices.

Peter Watkins, Les Gladiateurs, 1969. Punishment Park, 1971. La Commune, 2000. Trois films assez différents de ce grand réalisateur militant. Le premier est clairement pacifiste dans le contexte de la fin des années 60. Le second est une uchronie dans laquelle les USA paniqués par la guerre du Vietnam tenteraient de remédier à la « subversion gauchiste » par des mesures barbares. Enfin le troisième est à la fois une critique du rôle des médias, une histoire de la Commune de Paris est une tribune donnée à des acteurs non-professionnels dressant un parallèle entre les luttes d’hier et d’aujourd’hui. On peut néanmoins lui reprocher un aspect parfois un peu trop militant rendant le film difficile d’accès à un public ne partageant pas ces codes.

Fred Zinneman, Le train sifflera trois fois, 1952. Western qui dénonce le maccarthysme, la passivité de la majorité « démocratique », l’hypocrisie et le cynisme des entrepreneurs.

16 commentaires pour Filmographie militante

  1. Alvin Fache dit :

    Pourriez vous retiré le film « la vengance » de morsay ? Ce film est une honte et c’est a cause de ce genre de mec que beaucoup de jeunes deviennent fasciste.

  2. SD dit :

    « Romero […] arrive à y glisser des accents contestataires et politiques », ce qui est totalement faux. Il a reconnu n’avoir jamais eu ça en tête au moment où il a fait la nuit des morts vivants. C’est une interprétation fantasmée !
    Et dans les films anarchistes, il manque le grand « A nous la Liberté » de René Clair. Dont une séquence à inspirer Charlie Chaplin pour « les temps modernes ».

    • feudeprairie dit :

      D’accord, merci pour les précisions. Tu as une source concernant Romero?
      Ensuite notre liste n’a pas vocation à être exhaustive, si tu veux écrire un court résumé du film en question nous l’ajouterons à la liste avec plaisir.

      FdP crew

  3. Dautcourt Romain dit :

    Je vois que vous avez cité les films de Godard dans sa période Mao mais je pense que vous avez oublié, malgré tout, son film le plus réussi (en tout cas pour moi) et le plus abouti d’un point de vue militant. Je veux parler de « Tout va bien » qui est vraiment un film incroyable ! Pouvez vous le rajoutez ?
    Un autre oubli, je pense, peut-être signalé quand l’on regarde votre liste (non exhaustive je vous l’accorde mais quand même très complète !), vous n’avez pas du tout parlé des films de Peter Watkins qui a pourtant fait de grands films politiques et militants. On peut citer notamment « La commune » ou « Punishment Park » et bien d’autres encore. Sinon, je vous le redis, je pense que votre liste est très complète et que, mis à part 2 ou 3 films, ce sont tous de très grandes œuvres. Merci beaucoup pour ce listing…

    • feudeprairie dit :

      Salut, merci pour ton commentaire très pertinent. Nous allons immédiatement rajouter Tout va bien ainsi que Peter Watkins (ce dernier étant un gros oubli puisqu’il a quand même produit du lourd, en particulier les deux œuvres que tu cites).
      Bon visionnage et bonne lecture (nous avons également une liste d’auteurs en onglet, qui peut éventuellement donner des idées).

      FdP crew

  4. ump raciste dit :

    Morsay president de la republique en 2017 le seul candidat qui propose de supprimer la police, la galere et le halouf
    ump raciste http://www.morsay.net

  5. QN dit :

    Un film absolument excellent : Lavorare con lentezza

    Fil d’auteur italien qui raconte l’entrée de deux jeunes prolo qui travaillent pour un mafieux locale. En creusant le tunelle qui va vers la banque à cambrioler, ils tombent sur radio alice… leur haine du travail fait le reste, ils se retrouvent au milieu d’un groupe de mao spontex, anar et autre totos.

    Bref une perle mais ultra dur à trouver (il était sur le site resistance.tk en download)

  6. Motaz dit :

    Sur le veganisme, ALF, et action directe contre l’exploitation animale. Un film peu « cul-cul » par moments et barré à d’autres (scène de torture d’un patron ;-)) mais pas mal non plus : « Bold Native » .

  7. Motaz dit :

    Perso sinon je suis pour l’humour en milieux révolutionnaires. Mais franchement Morsay ne me fait pas rire. Et à la rigueur même si « La vengeance » peut être poilant dans un contexte entre ami-e-s ou camarades etc… Si il ne sera vu que par un micro-cosme de personnes qui ne sont pas des fascistes ou ne le deviendront pas, alors pourquoi en faire la promotion ? Morsay pose avec Alain Soral et lui sert la pince, l’autre lui renvoi l’appareil. Perso, citer ce mec (Morsay) ou son film, même pour rire sur un site qui se veut (entre autres) anti-fasciste, c’est plus que de mauvais goût, c’est confusionniste et surtout l’humour n’excuse pas tout. Mais bon, c’est un avis comme un autre…

    A propos de l’humour : http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2012/08/lhumour-est-une-chose-trop-serieuse.html

    …oui je sais, c’est lourd. bonne lecture 😉

    • feudeprairie dit :

      Salut, il s’agit en effet d’une private joke, et tu as raison dans ton commentaire. Mais c’est justement parce que c’est une private joke que nous pouvons la laisser: personne ne découvrira sous un jour positif Morsay – et encore moins Soral – sur cette page, surtout noyé parmi d’autres. Et puis, ça permet de voir ce qui suivent 😉

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