Le Combat dans l’île

Une présentation du film Le Combat dans l’île d’Alain Cavalier, parue sur l’excellent blog « Non au musée de la honte ».

Un film de 1961 sur l’OAS et plus généralement le fascisme, avec qui on peut refuser un temps de combattre mais qui alors vous rattrape inévitablement…

Ce film est particulièrement intéressant car il évite la caricature et montre le fasciste tel qu’il peut être: violent et barbare mais aussi loyal, dévoué et solidaire….

C’est pour nous une position salutaire que d’exposer objectivement ses adversaires et leurs thèses car on ne saurait lutter contre le fascisme en le caricaturant et en se contentant d’en faire un diable dont personne n’oserait s’approcher.

En fait, c’est prendre les gens pour des cons, incapables de savoir ce qui est bon pour eux. C’est ce que l’Etat gaulliste a fait en coupant la scène où Clément explique son “idéal”, d’ailleurs assez proche de la pensée de la petite bourgeoisie de l’époque.

Agir ainsi c’est non seulement mépriser le peuple mais aussi risquer un sévère retour de bâton dès lors que ceux à qui on aurait menti rencontrent un fasciste un tant soit peu sensible ou posé. Ceux qui pratiquent ainsi misent sur le court terme. Ils peuvent gagner des élections mais ils ne gagnent que le mépris de tous ceux qui ne sont pas dupes.

“Sauver l’Occident de la décadence”, tel est l’objectif que s’est fixé un groupe extrémiste dirigé par Serge, militant pur et dur, et auquel a adhéré Clément, garçon agressif et secret dont le père est un industriel. Marié avec Anne, Clément participe à un attentat au bazooka contre un député de gauche.

Averti par Serge qu’ils ont été dénoncés, il informe sa femme de la nécessité de fuir. Anne, que le comportement de Clément éprouve chaque jour davantage, décide de l’accompagner malgré son désarroi de vivre avec un assassin. Le couple se réfugie dans un moulin en Normandie. Paul, un ami d’enfance de Clément, y vit seul, absorbé par son travail d’imprimeur. En apprenant pourquoi Clément est là, Paul lui demande de partir. Il ne saurait donner asile à un criminel, lui qui déteste la violence.

L’attentat ayant raté, Clément se jure de retrouver le traître et de l’abattre. Il se sent investi d’une mission quasi divine. Le désespoir d’Anne ne le touche pas, il s’en va. Abandonnée, malade, Anne est soignée par Paul. Elle guérit. Les jours passent, elle retrouve un peu de paix, un peu d’espoir. Et l’amour grandit entre les deux jeunes gens : une vie nouvelle semble s’ouvrir devant eux…

Mais il ne suffit pas de l’oublier pour faire disparaître le fascisme…

Non au musée de la honte

Cet article, publié dans Cinéma et télévision, est tagué , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s