PCP-SL : Guérilla Révolutionnaire à LIMA 1980-2000

Nous publions ici un lien vers le travail de nos camarades du Laboratoire d’Urbanisme Insurrectionnel, qui a encore une fois publié un article d’une grande qualité et très bien documenté sur une guerre révolutionnaire mal connue bien que récente, celle du Pérou. Elle a impliqué une grande partie du peuple péruvien via des organisations autonomes et des partis comme le MRTA et surtout le Parti communiste du Pérou – SL opposés à un état en pleine fascisation appliquant une politique génocidaire. Il est difficile de trouver des informations concernant ce conflit, et cet article est donc une première pour les francophones puisqu’il permet d’y voir plus clair en se basant sur une analyse historique solide et non sur des faits déformés par la propagande. L’angle d’attaque concerne principalement les bidonvilles et l’implantation du PCP-SL dans ceux ci. Un grand merci au LUI pour ce document:

L’objet de ces trois articles est consacré à la guerre révolutionnaire conduite par le Partido Comunista del Peru en el Sendero Luminoso, et plus spécifiquement au rôle assigné à Lima, la capitale, à leur stratégie militaire et politique, ainsi qu’aux tactiques pour organiser et développer la lutte armée et radicaliser les mouvements sociaux. Notre propos n’est pas d’interroger l’idéologie du Sendero Luminoso, ni de tenter de l’interpréter, mais bien de nous arrêter sur les faits ; cependant, il nous semble nécessaire, par un bref préambule, de présenter certaines particularités de cette guerre civile, ce conflit interne arméselon la terminologie officielle.

Cette guerre, beaucoup le reconnaissent, n’est pas simplement un conflit armé entre le PCP-SL et l’État, mais plutôt l’aboutissement des contradictions d’une société, entre passéisme et modernisme, en état de désintégration du fait d’une crise économique exceptionnelle et extraordinairement longue. Une guerre qui est le produit, comme toutes les guerres révolutionnaires, de plusieurs décennies d’injustice sociale et dans le cas du Pérou, d’un racisme social et culturel exacerbé, hérité des conquistadors espagnols, contre les populations autochtones des Andes et de l’Amazonie, ces « indio de mierda » ou « cholo de mierda ».  Mais ce conflit sera aussi la scène d’affrontements entre les partis politique de la gauche, au sein même de leur direction, contre les révolutionnaires, contre l’oligarchie ; un conflit divisant les populations pauvres, exacerbant le racisme, y compris entre les ethnies pour se disputer des terres, divisant des communautés jadis solidaires dans la misère, entre bénéficiaires des réformes agraires et « oubliés » de ces mêmes réformes, divisant la bourgeoise progressiste et l’oligarchie réactionnaire, les padres de l’Église, amenant l’État péruvien à critiquer ouvertement les formidables contraintes du Fond Monétaire International, de la Banque Mondiale, partageant même les militaires tortionnaires de ceux qui dénonçaient les méthodes inhumaines. Une guerre qui sera l’occasion de « régler des comptes », en-dehors de toute considération politique ou idéologique.

 Partie 1 : PCP-SL, Guérilla Révolutionnaire à Lima

Partie 2 : Lima : le PCP-SL et les barriadas

Partie 3 : La défaite du PCP-SL à Lima

Source: Laboratoire d’Urbanisme Insurrectionnel

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