Ne pas oublier

Pour se rappeler de l’action du groupe grec Lutte Révolutionnaire dont plusieurs militants sont détenus par l’état grec. Texte tiré du site Secours Rouge – APAPC.


Nous assumons la responsabilité politique de notre participation à Lutte Révolutionnaire (Epanastatikos Agonas). Nous déclarons que le compagnon Lambros Fountas, décédé à Dafni le 10 mars 2010 dans une fusillade avec les flics, participait lui aussi à Lutte Révolutionnaire. Le combat qu’il a livré était une partie de la mise en oeuvre du projet subversif décidé collectivement par Lutte Révolutionnaire. C’était un combat pour la révolution et la liberté.

Nous déclarons également que nous sommes très fiers de notre organisation, Lutte Révolutionnaire, fiers de notre histoire, de chaque moment de notre action politique. Nous sommes fiers de notre compagnon Fountas auquel nous rendons à jamais hommage.

Si les appareils répressifs croient qu’en nous emprisonnant, ils en auront fini avec nous politiquement, ils se trompent. La lutte, qui est pour nous une question d’honneur et de dignité, continuera, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur des prisons.

Et si les deux terroristes Papandreou et Chrysochoidis se réjouissent avec suffisance de nos arrestations, s’ils coirent qu’ainsi ils ont assuré la sécurité nécessaire à leur parti social-fasciste pour continuer librement à imposer ses projets crimlinels à la société, remuant la queue pour que leurs protecteurs américains les fécilitent, s’ils espèrent avoir éliminé une menace sérieuse pour leur régime, nous leur assurons qu’ils ne se débarasseront pas facilement de nous.

Tant que nous serons vivants, tant que nous vivrons et repirerons, nous ferons ce que nous pourrons pour dresser des obstacles à leurs projets antisociaux et criminels.

Et si nos persécuteurs et le pouvoir politique de ce pays pensent que l’ensemble de la société est de leur côté, s’ils croient que la majorité des gens nous voient comme une menace sociale, ils se trompent. La menace sociale, pour la majorité de la population, c’est le gouvernement qui fait passer, l’un après l’autre, des paquets de mesures antisociales sous la coupe des corbeaux du capital qui « graissent » les rouages étatiques de leurs liquidités. Le terrorisme, c’est la politique néolibérale imposée depuis des années par les partis au pouvoir, avec la complicité ou le soutien des petits partis. Le terrorisme, c’est l’application du programme de stabilité, qui a mené une grande partie de la population, engourdie par la peur, à subir une attaque sans précédent contre elle. Le terrorisme, c’est les saisies de maisons par les banques, c’est vivre dans une pollution mortifère. Le terrorisme, c’est vivre dans la peur quotidienne pour sa survie.
Pour la plus grande partie de la société, les terroristes et les criminels sont ceux qui gouvernent, les hommes politiques du régime, les riches et les castes privilègiées qui exploitent les travailleurs et prospèrent simplement en prenant part au pouvoir économique et politique. Les ennemis de la société sont ceux qui, l’ayant volée et s’étant enrichis durant des années sur son dos, en profitant d’un système barbare et parfaitement injuste, exigent maintenant de sa part des sacrifices toujours plus grands, demande à chacun de nous de donner tout son sang pour sauver le corps pourri de ce régime, au moment où il traversa la plus grande crise de son histoire.

[…]

En dépit de la contre-attaque idéologique lancée à notre encontre par le gouvernement et les médias, la majorité de la population comprend que la guerre en cours contre nous est une guerre contre tous ceux qui veulent résister avec force, c’est une moyen d’intimidation et de terreur contre ceux qui pensent se dresser contre la politique criminelle du pouvoir.

Si quelqu’un a suivi de près la trajectoire de Lutte Révolutionnaire, il peut comprendre sans mal l’obsolescence des allégations du pouvoir politique et de ses acolytes dans les medias à propos de la menace que représenteraient nos actions « pour l’ensemble de la société ». Laquelle de nos actions aurait soi-disant terrorisé la société ou se serait retourné contre elle. Etait-ce celles contre le ministère de l’économie ou celui du travail qui sont haïs par la majorité de la population et où sont décidées les politiques les plus antisociales?

Peut- être nos attaques contre la police anti-émeute qui terrorise chaque jour dans la rue, battant les manifestants et dont la seule missionest la répression violente des luttes sociales? Ou alors celles contre des commissariats, ces abris pour tueurs entrainés du régime où chaque jour ceux qui tombent entre les mains des flics sont humiliés, battus et assassinés?

Lettre politique à la société de Pola Roupa, Niko Maziotis et Kostas Gournas (introduction) – 29 avril 2010

 

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